Ingrédients
6 PortionsAjoutez le piment progressivement et goûtez : la force dépend du piment.
Étapes
- 1
Épongez les cubes de bœuf avec du papier absorbant. Faites chauffer l’huile dans une grande cocotte à feu moyen-vif. Faites dorer la viande en plusieurs fois, sans surcharger la cocotte, puis réservez-la. Faites revenir la poitrine fumée dans la même cocotte.
- 2
Ajoutez les oignons et le poivron. Faites-les cuire à feu moyen en remuant jusqu’à ce qu’ils commencent à fondre. Incorporez l’ail et poursuivez brièvement la cuisson.
- 3
Ajoutez le concentré de tomate, le cumin, le paprika fumé, l’origan et le piment. Remuez pour enrober les légumes et faites cuire sans laisser brûler.
- 4
Versez le vin rouge. Grattez le fond de la cocotte avec une cuillère en bois pour décoller les sucs, puis laissez réduire quelques minutes.
- 5
Remettez le bœuf dans la cocotte. Ajoutez le bouillon, les tomates concassées, le café, le laurier, le sel et le poivre. Portez à frémissement, couvrez en laissant une petite ouverture et baissez le feu.
- 6
Laissez mijoter à feu doux jusqu’à ce que le bœuf soit tendre, en remuant de temps en temps. Si la sauce réduit trop vite, ajoutez un peu d’eau chaude ou de bouillon.
- 7
Ajoutez les haricots rouges et le chocolat. Mélangez délicatement et poursuivez la cuisson à découvert, à petits frémissements, jusqu’à ce que les haricots soient chauds et la sauce bien liée.
- 8
Goûtez et rectifiez l’assaisonnement. Retirez la feuille de laurier. Servez chaud avec de la coriandre, des quartiers de citron vert et de la crème fraîche si vous le souhaitez.
Ce qui donne du caractère à ce chili
Pour obtenir une texture plus intéressante qu’avec de la viande simplement émiettée, cette recette associe des morceaux de paleron à un peu de poitrine fumée. Le paleron s’attendrit au fil de la cuisson et s’imprègne de la sauce ; la poitrine apporte une note fumée et une matière grasse qui aide à faire revenir les aromates. Demandez au boucher des morceaux d’environ 2 cm, assez réguliers pour cuire de façon homogène.
La base aromatique est volontairement construite en plusieurs temps. L’oignon, le poivron et l’ail commencent par fondre doucement, puis le concentré de tomate et les épices sont brièvement torréfiés dans la cocotte. Cette étape développe leurs arômes et évite que le chili ait le goût d’une sauce tomate simplement épicée. Le cumin, le paprika fumé et l’origan donnent une saveur ample, tandis que le piment reste ajustable.
Le chocolat noir et le café sont des ingrédients d’appui, pas des parfums dominants. Une petite quantité de chacun apporte de l’amertume et une impression de sauce plus ronde, sans transformer le plat en dessert. Choisissez un chocolat noir peu sucré, autour de 70 % de cacao, et ajoutez-le vers la fin du mijotage pour pouvoir goûter avant d’en mettre davantage.
Bien choisir la viande et les haricots
Le paleron convient particulièrement bien parce qu’il contient du tissu conjonctif qui devient fondant après une cuisson lente. À défaut, utilisez du macreuse ou du gîte à la noix, en demandant des cubes à braiser. Évitez les morceaux maigres prévus pour une cuisson rapide : ils risqueraient de sécher avant que la sauce ait eu le temps de développer sa profondeur.
La poitrine fumée doit parfumer le plat sans prendre le dessus. Si vous préférez une version moins fumée, remplacez-la par de la poitrine fraîche et ajoutez une pincée supplémentaire de paprika fumé. Inutile de saler généreusement dès le départ : la poitrine, le bouillon et le concentré peuvent déjà en apporter. Ajustez le sel seulement après réduction.
Les haricots rouges en conserve sont pratiques et donnent un résultat régulier. Égouttez-les et rincez-les sous l’eau froide avant de les incorporer, afin d’enlever le liquide de conserve et de mieux contrôler la consistance. Ajoutez-les dans la dernière partie de la cuisson : ils auront le temps de s’imprégner de la sauce sans se défaire.
Construire une sauce riche et équilibrée
La viande doit d’abord dorer en plusieurs fois. Une cocotte trop chargée emprisonne l’humidité et fait bouillir les morceaux au lieu de les colorer. Prenez le temps de les saisir sur toutes leurs faces, puis réservez-les. Les sucs bruns qui restent au fond sont précieux : le vin et le bouillon les décolleront pour les intégrer à la sauce.
Après avoir fait revenir les légumes, faites cuire le concentré de tomate une minute avec les épices. Il doit foncer légèrement et sentir bon, sans brûler. Versez ensuite le vin rouge, grattez le fond de la cocotte et laissez-le réduire quelques minutes. Cette réduction atténue l’alcool et concentre les arômes avant l’ajout du bouillon et des tomates.
Le mijotage doit rester doux, avec seulement quelques petites bulles à la surface. Une ébullition forte contracterait la viande et ferait réduire la sauce trop vite. Si elle devient épaisse avant que le paleron soit tendre, ajoutez un peu d’eau chaude ou de bouillon. Si elle est encore liquide une fois la viande cuite, laissez-la réduire quelques minutes sans couvercle.
Piment, garnitures et accompagnements
La quantité de piment indiquée donne une chaleur moyenne, mais la force varie beaucoup selon le produit utilisé. Pour un chili doux, retirez le piment de Cayenne et gardez seulement le paprika fumé ; pour une version plus vive, ajoutez le piment progressivement. Il est toujours plus simple de renforcer le piquant en fin de cuisson que de l’atténuer une fois le plat terminé.
Servez le chili avec du riz long grain, du pain de maïs ou des tortillas de blé réchauffées, selon vos habitudes. Une garniture fraîche équilibre la sauce : coriandre, quartiers de citron vert et oignon rouge finement émincé fonctionnent bien. Proposez la crème fraîche à part, afin que chacun puisse adoucir son assiette à sa convenance.
Pour un repas plus complet, ajoutez une salade croquante de chou ou quelques légumes verts simplement assaisonnés. Évitez de multiplier les garnitures très salées ou très épicées : le chili est déjà généreux. Si vous recevez, préparez les accompagnements à l’avance et gardez les éléments frais au réfrigérateur jusqu’au moment de servir.
Préparation à l’avance et conservation
Ce chili peut être cuisiné la veille : après une nuit au frais, les saveurs se mêlent davantage et la sauce devient souvent encore plus harmonieuse. Faites-le refroidir dans un récipient peu profond, puis placez-le au réfrigérateur dès qu’il n’est plus fumant, sans le laisser plusieurs heures à température ambiante. Gardez les garnitures fraîches à part.
Réchauffez doucement le chili dans une casserole, en remuant de temps en temps. S’il a beaucoup épaissi au réfrigérateur, ajoutez un petit trait d’eau ou de bouillon. Il doit être bien chaud à cœur avant d’être servi. Évitez les réchauffages répétés : ne prélevez que la quantité nécessaire et réchauffez-la séparément.
Vous pouvez aussi congeler le chili refroidi dans des portions hermétiques. Pour une meilleure texture, consommez-le dans les deux à trois mois. Décongelez-le de préférence au réfrigérateur, puis réchauffez-le à cœur dans une casserole. Les haricots peuvent devenir légèrement plus tendres après congélation, mais la sauce et la viande supportent très bien cette préparation anticipée.
Questions fréquentes
Peut-on remplacer les morceaux de bœuf par du bœuf haché ?
Oui. Utilisez environ 800 g de bœuf haché et faites-le bien cuire en l’émiettant après avoir fait revenir les légumes. La cuisson sera plus courte : laissez mijoter environ 45 minutes avant d’ajouter les haricots. La texture sera plus proche d’un chili classique que d’un ragoût de bœuf.
Quel morceau choisir si je ne trouve pas de paleron ?
La macreuse ou le gîte à la noix conviennent aussi pour une cuisson longue. Demandez des cubes réguliers à braiser. La viande est prête lorsqu’elle se défait facilement à la fourchette ; si elle résiste encore, prolongez le mijotage par tranches de 15 minutes.
Le chocolat donne-t-il un goût sucré au chili ?
Non, la quantité reste faible et le chocolat noir apporte surtout une légère amertume et de la rondeur. Choisissez un chocolat peu sucré, ajoutez-le en fin de cuisson et goûtez. Vous pouvez l’omettre si vous préférez une sauce sans chocolat.
Comment rendre la recette moins piquante ?
Supprimez le piment de Cayenne et utilisez un paprika doux plutôt qu’un mélange contenant du piment. Servez avec de la crème fraîche et du riz. Si le chili est déjà trop relevé, une garniture crémeuse ou une portion supplémentaire de riz aide à équilibrer chaque assiette.
Peut-on préparer ce chili la veille ?
Oui, c’est même une bonne recette à anticiper. Refroidissez le plat sans le laisser longtemps à température ambiante, puis conservez-le au réfrigérateur dans un récipient fermé. Réchauffez uniquement la quantité nécessaire, doucement et jusqu’à ce qu’elle soit bien chaude à cœur.
Avec quoi servir un chili con carne gastronomique ?
Le riz, les tortillas ou le pain de maïs accompagnent très bien la sauce. Ajoutez de la coriandre, du citron vert et, si vous le souhaitez, un peu de crème fraîche. Une salade de chou ou des légumes verts apportent une touche fraîche et croquante.
